Peur de perdre celui qu’on aime – 24 au 25 Septembre 2015

J’étais chez ma grand-mère et je regardais Fifty Shades dans le salon. Elle regardait avec moi (euh… regarder ce genre de film avec ma grand-mère… oui mon cher cerveau… tout à fait…) et quand il y avait une scène un peu osée, je coupais le film, j’allais aux toilettes, en y restant suffisamment longtemps pour qu’elle s’en aille et je revenais continuer le film, et ainsi de suite jusqu’à la fin.
Puis je suis rentrée chez moi pour préparer mes bagages avec ma mère, car j’emménageais chez mon copain. Il avait déménagé dans une sorte de dimension parallèle. Je devais posséder une carte magnétique en cours de validité pour être autorisée à y aller, et apparemment j’en possédais déjà une depuis longtemps mais pas activée. Bref je m’installai, et le premier soir, on fit l’amour (évidemment…) mais c’était doux, pas des retrouvailles de bêtes sauvages…
Le lendemain j’invitai deux amies H et C. Nous sommes allées manger un gâteau dans un salon de thé (ça, ça vient de la religieuse au chocolat d’hier soir ^^). A la fin, une de nous proposa de piquer les couverts et les assiettes. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Nous empilâmes tout et nous partîmes en courant avec. Un fois rentrées, nous les rangâmes vite fait dans le buffet pour éviter qu’on ne les vît.
Elles sont restées pour le repas du soir et  ce fut seulement là que je percutai : mais où est Eve, ma correspondante ??!!
Aucune de nous trois ne l’avait vue depuis le petit déjeuner…  Mon premier réflexe fut d’aller voir sur Facebook, comme elle aimait passer du temps sur les réseaux sociaux. Je vis plein de photos d’elle avec ma famille. Il s’est avéré qu’elle était partie à Marseille et avait passé la journée avec ma famille à visiter des lieux et monuments connus, comme la Tour Eiffel…
Quelques heures plus tard, mes amies sont parties et je me suis enfin retrouvée seule avec mon copain. Il m’avoua qu’il avait agi comme Christian Grey, c’est-à-dire établi des contrats avec des femmes, dans le passé. Il m’en revéla même le nombre, 28. S’il m’en avait parlé ce soir, c’était parce qu’il comptait les inviter chez nous… J’entrai dans une colère noire. A peine arrivée, alors que je ne connaissais ni les lieux, ni les habitants, alors que je n’avais aucune marque, ma place ici, dans ce monde, à tes côtés, était déjà remise en question ! J’attendis qu’il soit occupé pour lui « emprunter » son téléphone ; puis je les appelai une par une pour leur dire qui j’étais, leur rappeler leur histoire avec lui, et bien leur faire comprendre qu’elles iraient au devant de graves ennuis et que je les passerais à tabac si elles osaient ne serait-ce que poser un orteil chez moi.
Ce serait un euphémisme de dire que mon copain le prit très mal. Il me fit une scène en disant que j’étais folle et hystérique (il est vrai que cela s’en rapprochait), que je faisais n’importe quoi, qu’elles ne méritaient pas qu’on leur rappelle ce douloureux épisode de leur vie comme ça, et que Jane (l’une d’entre elles) était en train de manger à ce moment là… mais honnêtement je n’avais cure qu’elle vomît ou pas, je désirais juste ne plus jamais en entendre parler.
Il est parti jouer du piano pour se calmer. Quant à moi, je suis restée plantée un moment au milieu de la pièce, sans savoir si je devais fondre en larmes, aller m’excuser ou défendre mes droits. Pour finir, je décidai simplement d’aller faire les courses.

J’arrivai dans une sorte de Carrefour Contact mais j’avais besoin d’aller aux toilettes. J’entrai dans la cabine mais ce fut seulement une fois installée que je m’aperçus que j’avais mal fermé la porte. Je priai pour que personne ne rentre, en vain. Deux secondes plus tard, alors que j’étais sur la cuvette,  un homme et une femme entrèrent, visiblement pressés de faire l’amour. Ils me virent… et pas gênés le moins du monde, restèrent pour attendre que je finisse. Mais en me relevant, je constatai avec horreur que ma culotté était tachée de sang. Je demandai d’une petite voix à la femme si elle avait un tampon. Elle me tendit l’équivalent d’un tampon dans cette dimension. Cela avait la même taille qu’un tampon mais en saucisson… c’était hyper gras et écoeurant. Je lui rendis, en expliquant que je préférais encore laver ma culotte et mon pantalon en rentrant qu’utiliser cette chose immonde…
J’arrivai enfin au guichet, espérant pouvoir faire mes courses tranquille. Hélas, je découvris qu’il fallait donner sa liste de courses et qu’ils les faisaient pour nous, puis nous les remettaient carrément dans un carton. Une excellente nouvelle ? Quand on sait ce dont on a besoin certes… Mais je comptais le faire au feeling car je n’avais pas de liste et, comme je venais d’arriver, aucune idée de ce dont on avait besoin. J’écris quand même « pain » car c’était logique  et basique, puis j’osai appeler mon cher et tendre pour la suite. Nous ne nous disputâmes pas, le ton resta normal mais simplement plat… pas une once d’amour ou de gentillesse, rien…
Ensuite je cherchai l’agence pour m’occuper des papiers d’assurance, néanmoins ce fut du pareil au même. Je ne savais pas ce qu’il voulait ou ce qui était le mieux pour nous. C’était présenté d’une manière étrange, sous forme de catalogue avec de nombreux contrats d’assurance différents et des annonces qui n’avaient rien à voir (compétition de trekking, de randonnée…). Pour couronner le tout, il fallait que les deux personnes concernées signent, donc j’expliquai à la femme de l’accueil que je pouvais faire l’aller-retour.

J’essayai de l’appeler pour savoir si l’assurance maladie lui suffisait pour le moment ou s’il voulait la CAF avec (oui, mon cerveau a tout mélangé ^^), mais son téléphone était éteint.
En rentrant à la maison, il n’était pas là, alors je lui laissai un mot pour m’excuser et lui dire que je l’aimais. Ensuite je me couchai, seule… Le lendemain il n’était toujours pas rentré, donc je partis à sa recherche. Je le trouvai à la plage, allongé dans le sable, les yeux vers le ciel. S’il m’entendit approcher, il n’en montra rien. Je l’appelai doucement, puis un peu plus fort, mais il demeura immobile, de marbre. Je restai derrière lui, je l’enlaçai, doucement….  Je cachai ma tête dans son cou, serrai de toutes mes forces, pour lui montrer combien je l’aimais, combien j’étais désolée, pendant que coulaient mes larmes.
Je me suis réveillée avant de savoir s’il allait réagir ou pas, et surtout comment.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s