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Retour d’Expérience – Shibari et Impact

Aujourd’hui, je reviens sur ma première expérience du shibari, en tant qu’encordée. Le Shibari est à l’origine un art japonais, qui consiste à utiliser des cordes pour attacher une jeune femme de manière à obtenir un résultat visuellement beau. Il existe plusieurs variantes (pour ressentir de la douleur…etc) et cela s’est beaucoup démocratisé et est pratiqué par tout le monde (hommes ou femmes, adultes de tous âges), même en Occident. (RDV en fin d’article pour plus d’infos).

Il s’agissait d’un « Jam » à quatre personnes. J’étais vraiment gênée au début, mais le fait d’avoir déjà rencontré les personnes présentes me détendit rapidement. Nous commençâmes par discuter tout en mangeant des chips, durant au moins une heure ; ce qui contribua à m’apaiser complètement. Au moment de se préparer, je n’hésitai pas une seconde à faire tomber le haut. On me banda les yeux, et tout s’effaça autour de moi. Je n’entendais plus que ma propre respiration et les battements de mon coeur. Je ne savais trop que faire de mon corps, aussi je m’agenouillai sur le sol. Très vite un souffle, des mains se firent ressentir ; une corde rêche glissa sur ma peau nue. Frottement agréable… Ma vision réduite me permis de faire taire mes pensées. Je n’étais que sensations et émotions. Mon âme n’en partit que plus vite dans les hauteurs…

Mon encordeuse était magique… De ses doigts de fée – ou plutôt de sorcière – elle me fit un harnais de poitrine. Jamais je ne m’étais sentie autant en sécurité… Plus elle serrait les cordes, plus le sentiment d’accalmie et de sérénité était puissant… Chaque mouvement de corde me faisait vibrer, amplifiait une puissance, une force en moi, qui résonnait encore et encore… Plus elle tirait, plus la douleur grandissait… Des sensations nouvelles naquirent en moi. Des picotements, des brûlures, une chaleur, inconnus jusque là… Je n’eus qu’une envie : qu’elle tisse des liens sur mon corps entier, qu’elle serre à l’infini…

Elle me ligota ensuite la jambe , ainsi que les orteils. Ce fut d’une douleur exquise… Des décharges électriques se répandirent en chaque point de ma chair. Puis elle m’attacha les cheveux en arrière, de telle sorte que peu importe ma position, cela tendait délicieusement les cordes… Je supportai plutôt bien, aussi elle partit sur une semi suspension par les chevilles, douloureuse, agréable, intense… L’impression de plonger en avant dans l’infini ou de s’envoler par les pieds pour être aspirée dans l’immensité de l’univers…

Puis la redescente… tout doucement… Corde par corde, nœud par nœud… Des frissons… Une sensation de purification, de pureté, de froid, après la dernière corde… Une renaissance… Être neuve, fragile, vulnérable…

Un after-care tout doux et pourtant intense… Un verre d’eau et un morceau de chocolat qui fondait dans la bouche… Des compliments sur mon endurance et ma force, sur ce que je venais d’accomplir pour mon baptême de cordes….

Puis je revins aux chips, morceaux de pain, cacahuètes et autres verres d’eau, enveloppée d’une douce couverture pour échapper au froid de la redescente… Je flottais dans l’éther ; esprit vaporeux, qui tourbillonnait dans l’infini, âme purifiée cherchant un corps de chair…

Puis j’assistais à une séance de cordes entre les trois personnes présentes, pendant que je recouvrais mes esprits… Quand eux aussi eurent émergé, mon encordeuse me demanda ce que j’aimerais essayer d’autre… Voici comment je me retrouvai nue, au beau milieu du salon, agrippée à un anneau suspendu, parfaitement à l’aise et dans mon élément… Impact au Cat-O-nine… Un premier coup, doux, un second plus mordant… Des coups, des piques, des griffures… Acéré, aigu, brûlant… Les lanières pleuvaient sur mon corps, en une danse sensuelle, sauvage, effrénée, rythmée par la musique… Chaque coup chassait mes doutes, mes peurs, la saleté qui noircissait mon coeur. Chaque impact purgeait mon corps de ses blessures…

Une redescente tranquille, sur le canapé, enveloppée de la même couverture… Puis une seconde séance, en spectatrice cette fois… La beauté de l’impact mêlé de désir et de sentiments… Des baisers, caresses, gémissements… Un câlin entre eux au sol pour émerger en douceur…

Une nouvelle période de chips, pain, pâté, cacahuètes et pralines commença… Des discussions enflammées, des imitations humoristiques, des éclats de rire francs et contagieux, une simplicité et un naturel incomparables, qui durèrent jusqu’au bout de la nuit…

Après quoi je découvris l’heure très tardive ; il m’était impossible de rentrer chez moi… Le nécessaire réveil aux aurores du lendemain appela le sommeil, mais essayer de s’arracher aux délices de cette soirée merveilleuse fut vain… Je somnolai alors légèrement sur le canapé quelques heures durant et me levai difficilement lorsque le réveil sonna… Après un thé et quelques câlins, le plongeon dans la réalité fut rude : un dur monde, terriblement réel, froid et rugueux, bien loin de ce petit cocon de douceur, volupté et bien-être… Néanmoins j’eus droit à une redescente calme, vaporeuse et étonnée tout au long de la journée…

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Merci infiniment de m’avoir suivie jusque là. J’espère que ce texte vous a plu. J’y ai mis tout mon coeur…

Si vous désirez avoir plus d’informations pratiques (Quésaquo ?, les lieux par régions, les possibilités,…etc) ou si vous avez des questions plus personnelles me concernant, déchaînez vous en commentaires, posez vos questions et je ferai un prochain article sur le sujet 😉

A bientôt !

Bises

-SJB

(Pour des raisons évidentes, je ne suis pas la personne sur la photo ; vous pouvez la trouver Ici )

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Ambiance tendue – Samedi 15 août 2015

Cette nuit-là, j’ai rêvé que j’étais aux Bals de l’Europe avec mon copain. On campait ensemble et on ne se lâchait pas d’une semelle, même pour danser. Nous étions heureux. Cela a duré plusieurs jours, un bonheur parfait sans anicroche. Hélas, ma mère arriva, plombant l’ambiance, car nous étions incapable de nous parler sans s’énerver. Evidemment, cela ne manqua pas, nous nous disputâmes… Mon copain et moi partîmes dès que possible.

Plus tard, nous nous trouvions au parquet 3. Ils annoncèrent une danse en groupe, mais mon copain n’avait pas l’air très motivé, alors que j’étais pleine d’enthousiasme. Donc dans l’empressement, je le plantai sur place pour rejoindre la danse. Sauf que l’ambiance a changé. On dansait une sorte de mélange entre un branle et un plinn, en cercle donc. De ce fait je repassai devant lui à chaque tour. A chaque fois que j’arrivai à côté de lui, le temps ralentissait… Je sentais son corps frôler mon dos, sa tête sur mon épaule… Il me regardait d’un air furieux, féroce, presque sadique… L’air était électrique…

Puis à la fin de la danse, il m’attrapa brusquement par les cheveux (ce qui n’a visiblement choqué personne…) et m’emmena de force en dehors du parquet et me jeta dans l’herbe. Il me hurla dessus, en me demandant pourquoi j’avais fait ça ; alors que je n’avais fait que danser, d’autant plus une danse en groupe et pas en couple ! Je décidai de le laisser se calmer et d’en parler après.

Je m’éloignai pour aller chercher un sac, contenant des vêtements que mon copain avait oubliés. Je m’apprêtais à les ramener chez moi pour les laver, quand il arriva comme une furie. C’était pourtant convenu entre nous, mais il s’emporta et voulu absolument les récupérer. Au lieu de lui rendre, je m’enfuis. Réaction stupide, car il me poursuivit, bien évidemment. J’avais suffisamment d’avance pour qu’il ne me vît pas, alors je jetai le sac à M, mon frère, afin qu’il le cache. Hélas, mon copain nous vit et se dirigea vers nous. Entre temps, le sac s’était transformé en sac d’Abercrombie et Fitch, comme une sorte de camouflage. Mais il ne fut pas dupe et demanda à mon frère : « Alors comme ça tu vas faire du shopping chez Abercrombie maintenant ? ». Il se rapprocha dangereusement, aussi j’attrapai le sac et je partis en vitesse. Il me suivit, mais je connaissais un passage secret, que j’atteignis de justesse, et refermai derrière moi. Celui-ci était une sorte de porte coulissante qui menait à un parquet, qui disparaissait aussitôt la porte refermée. J’y restai cachée jusqu’à ce que mon frère arrive et je le fis entrer pour m’assurer qu’il ne lui était rien arrivé…